Bien qu’il soit extrait de la plante Cannabis L. Sativa (ou chanvre cultivé), le cannabidiol (CBD) ne présente pas d’effet psychotrope ou addictif, pour peu qu’il soit très faiblement dosé en THC. Loin des argumentaires commerciaux et autres allégations sans fondement, la rédaction vous propose un tour d’horizon des études scientifiques (sourcées) qui évaluent le potentiel du cannabidiol dans le cadre de l’activité sportive.
#1 Le CBD, l’insomnie et les troubles du sommeil paradoxal
L’entraînement, l’alimentation et le sommeil. Voilà les piliers de la performance, quelle que soit la discipline sportive. Dans cette équation à trois variables, le sommeil est souvent le parent pauvre de la préparation physique.
Comme l’explique le baromètre de Santé Publique France, les Français auraient perdu environ une heure et demie de sommeil en une cinquantaine d’années, se contentant désormais de nuits de 6 heures et 32 minutes en semaine, soit largement moins que les recommandations des professionnels de santé. L’Ifop arrive aux mêmes conclusions : 7 Français sur 10 souffrent de problèmes de sommeil.
Au-delà de l’impact sur la performance sportive, le manque de sommeil augmente les risques de développer des maladies chroniques comme le diabète et les pathologies cardiovasculaires. Les sportifs dont les épisodes d’insomnie ne sont pas causés par des maladies sous-jacentes peuvent compter sur le CBD pour favoriser un endormissement rapide.
C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude réalisée en 2019 et diffusée dans The Permanent Journal. En effet, les chercheurs ont constaté une amélioration notable des scores de stress et d’anxiété chez 79,2 % des patients supplémentés au CBD, et une amélioration notable de la qualité du sommeil chez 66,7 % des participants.
Une étude antérieure publiée en 2017 a quant à elle mis en évidence le rôle du cannabidiol dans le soulagement des troubles en sommeil paradoxal, notamment la verbalisation nocturne et les spasmes musculaires qui peuvent provoquer des gênes ou des blessures aux sportifs. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter ce guide sur le cannabidiol.
#2 Le CBD pour favoriser la récupération musculaire
La récupération (dans le cadre d’un programme de préparation physique) et la convalescence (suite à une blessure) conditionnent la progression du sportif sur la durée. Connu pour ses propriétés anti-inflammatoires, ses effets antalgiques et ses vertus relaxantes et apaisantes, le CBD peut jouer un rôle dans ces deux phases décisives.
Dans cette grande revue de littérature publiée en 2021, les chercheurs ont démontré la capacité du CBD à jouer un rôle neuroprotecteur, anti-inflammatoire, analgésique et anxiolytique chez les athlètes qui suivent des programmes d’entraînement exigeants. L’étude explique toutefois que des essais cliniques randomisés et en double aveugle doivent encore être réalisés pour confirmer l’intérêt du CBD en ce sens. Aussi, les potentielles interactions de la molécule avec les autres compléments alimentaires doivent encore être investiguées.
#3 Le CBD pour soulager la douleur sans risque de dépendance
Tout sportif étant exposé au risque de blessure, la douleur fait intégralement partie de la pratique sportive. Cette étude a mis en exergue le potentiel du cannabidiol dans le soulagement de la douleur et de l’inflammation chez les athlètes de haut niveau. Selon le comité d’experts de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), « le CBD ne présente pas de potentiel d’abus ou de nocivité pour la santé ».
A moins de 0,3 % de THC, le cannabidiol n’est ni psychotrope, ni addictif. C’est pourquoi il présente une alternative intéressante aux médicaments antalgiques courants comme les opioïdes qui présentent des risques d’addiction élevés. Mieux : explique que le CBD peut même être utilisé dans le cadre d’un protocole de sevrage aux opioïdes et autres substances potentiellement addictives.
CBD pour les sportifs : quels effets secondaires ?
En règle générale, le CBD consommé dans les doses prescrites par les professionnels de santé est très bien toléré, avec le plus souvent des effets secondaires bénins et passagers. Cette étude réalisée en 2017 évoque la fatigue, des troubles du transit (diarrhée essentiellement) ainsi qu’une fluctuation de l’appétit.
Le CBD est-il une substance dopante ?
Quelques mois après le communiqué du comité d’experts de l’OMS, l’Agence Mondiale Antidopage (WADA) a retiré le cannabidiol de sa liste des produits dopants et interdits en compétition professionnelle. Les sportifs doivent toutefois consommer du CBD très faible en THC, car cette substance est formellement interdite en compétition.

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