Maitriser son budget et faire des économies tout en mangeant bien ou mieux? Nous allons vous étonner, peut-être même vous choquer… Cet article va à contre-courant de la pensée générale quand il s’agit du prix des choses et du fait de bien manger… Car, ce que nous voulons vous démontrer, c’est que manger mieux n’est pas vraiment une question d’argent, mais d’état d’esprit et de programmation psychologique.
Manger bon et bio est possible quel que soit votre budget. En réalité, se nourrir sainement est davantage une question de temps qu’une question d’argent.
Comment manger mieux avec un budget restreint ?
Règle numéro 1 : Prenez le temps de cuisiner
Quand vous vous accordez le temps de cuisiner, que vous prenez plaisir à connaitre les produits que vous préparez et consommez, vous passez de la consommation passive à celle active. En baladant sur le marché aux primeurs, en discutant avec votre boucher pour trouver les meilleures pièces à petit prix, en visitant les producteurs locaux, vous aurez le bonheur d’améliorer votre qualité de vie et celle de vos proches.
Alors, bien sûr, il y a des détails un peu contraignants : toujours essayer de comparer les prix et vérifier les ingrédients, par exemple, ou ne pas être naïf et comprendre que bio ne veut pas toujours dire bon.
Comme « local » d’ailleurs : le petit agriculteur du coin peut vous vendre des produits pleins de pesticides. Pourtant, d’un autre côté, certains producteurs locaux ne sont pas estampillés bio car cela demande un investissement qu’ils ne veulent pas faire. Il y a un certain rapport de confiance dans ces cas-ci.
Mais il peut être, quelquefois, contre-productif de privilégier le bio coûte que coûte. Si les produits bio viennent de l’autre côté de la planète, ce n’est déjà pas très éthique. Mais au-delà de ça, les fruits et légumes ne sont pas cueillis à maturité et ont beaucoup moins de qualités nutritives, et de goût. De plus, les règles sont plus ou moins bien appliquées selon les endroits du monde.
C’est pour ces raisons qu’il faut toujours privilégier les circuits courts, mais s’intéresser aussi à la qualité des produits et à leur traitement. Certaines coopératives paysannes garantissent cela, renseignez-vous sur les offres autour de chez vous.
Comment s’assurer de manger sain et bon ?
Quand on veut manger sain et bon, il y a peu de raccourcis. Mis à part les paniers paysans des AMAP – et autres associations de paniers bio – qui peuvent être une bonne idée pour vous simplifier la vie, il vous faut prendre le temps de choisir les bons produits, apprendre à les connaitre et à bien les cuisiner. Il est utile aussi d’emmagasiner toutes les astuces pour ne plus gaspiller et tirer le meilleur des aliments.
Alors, vous pourrez répliquer que c’est un peu pareil : vous courrez toute la journée, vous n’avez pas de temps pour ça… Mais si vous mangez bien, vous vivrez mieux et plus vieux ! Vous aurez donc plus de temps et profiterez mieux de celui-ci. Vous serez une personne plus énergique et positive en étant bien dans votre corps et dans votre tête. Cela ne mérite-t-il pas de vous y attarder pour trouver une solution ?
Règle numéro 2 : Gagnez du temps pour manger mieux
Notez tout ce qui compose vos journées. Quels sont les éléments inutiles, contre-productifs ou même nocifs, qui grignotent votre temps libre ? Repérez tout ce que vous pouvez déprogrammer de vos habitudes, qui ne vous apporte pas de bien-être. Organisez-vous différemment, si possible. Même, certaines de vos habitudes, comme des émissions de télévision ou le fait de rester bloqué(e) sur les réseaux sociaux, ne seraient-elle pas avantageusement remplacées par une flânerie autour des étals des marchands ?
Car ce peut-être là le truc qui fait la différence : se déprogrammer, sortir de ces habitudes qui nous façonnent comme des zombies. Ne voyez pas votre visite au marché comme une corvée, profitez du moment. Échangez avec les maraichers, prenez le temps de goûter, de comprendre, d’aimer.
Il en est de même pour la cuisine. Redécouvrez les plaisirs de préparer une nourriture saine, de prendre ce temps pour vous et vos proches. Plutôt que d’acheter de la salade en sachet, ou des carottes déjà râpées, retournez aux vraies valeurs : des légumes bien frais que vous préparez vous-même. Vous retrouverez tous les apports naturels et aurez une assiette plus goûteuse tout en faisant des économies sur votre budget courses.
Règle numéro 3 : Arrêtez le gaspillage alimentaire
Vous pouvez en profiter pour apprendre à mieux cuisiner les restes et les accommoder. Savez-vous, par exemple, que vous pouvez utiliser les fanes émincées de carottes, de radis ou de navets dans une salade de crudités ? C’était une tradition séculaire que de ne pas jeter les restes, de les inclure dans un nouveau plat. Les habitudes modernes ont rendu tout jetable et instantané. Au mépris des fondements basiques de la logique, de la bonne santé et du bien-être.
Une autre possibilité : préparer vos plats de la semaine à l’avance. Ainsi, vous vous faciliterez la vie et vous maitriserez aussi mieux votre budget. On appelle ce concept le « meal prep ». Il vous permet de mieux tenir vos bonnes résolutions, d’allier plats équilibrés et sains avec votre rythme de vie lors des jours travaillés. Et le jus de votre viande pourra être utilisé pour une sauce, les légumes pourront être déclinés en accompagnement, en salade, en purée…
Votre créativité vous permettra de mettre de la fantaisie dans vos repas. Et puis, même quand vous manquez d’idées, internet est une mine d’or pour trouver des idées de plats dans lesquels utiliser les ingrédients que vous possédez dans votre réfrigérateur. Le gaspillage alimentaire est un fléau qui ne vous concernera plus !
En cuisinant, avec des produits frais, vous contrôlez ce que vous avalez et, donc, le principal vecteur de votre santé. Quand vous regardez les ingrédients dans les plats préparés : pizzas, gâteaux et autres hachis parmentier, n’êtes-vous pas – parfois – affolé(e) ? Partagez ce plaisir immense que de créer vous-même de bons petits plats avec des produits sains. Là aussi, le coût sera moindre et vous limiterez votre consommation d’additifs alimentaires.
Du poison dans la nourriture
Savez-vous, par exemple, que le rouge cochenille (E124) – que vous trouvez dans les pâtisseries industrielles, le chorizo, les fruits au sirop ou les entremets – est considéré comme géno-toxique par nombre de scientifiques ? Dès 10 mg par kilo, cette substance déclenche des dommages sur l’AND de rats testés. Ou que l’acésulfame K (E950) est autorisé, au grand dam de nombre de scientifiques (dont l’ancien directeur de l’agence internationale contre le cancer), avec des tests très peu sérieux sur les risques sur sa cancérogénicité. Et vous retrouvez cet additif dans nombre de confiseries et de produits allégés, comme le Coca-Cola Light ou dans les bons burgers de chez McDonald’s. Ce n’est évidemment pas le seul additif dangereux que vous retrouvez dans les confiseries. Le jaune de quinoléine (E104) est d’ailleurs interdit aux États-Unis et en Australie, car c’est un agent mutagène. Pourtant, il est allègrement utilisé en France, comme l’amarante (E123) ou l’azorubine (E122).
Nous en passons, et des meilleurs, pour ne pas vous couper l’appétit. Mais il semble judicieux de retrouver des habitudes de bon sens alimentaire.
Règle numéro 4 : Mangez moins de viande, mais privilégiez sa qualité
Par exemple, encore : au lieu d’acheter la viande en barquette dans un supermarché, mangez-en bien moins (2 fois par semaine) mais prenez de la qualité. Ça émoustillera vos papilles et fera du bien à votre corps que de ne pas ingurgiter de bœuf importé traité aux antibiotiques.
Vous aimez beaucoup la viande ? Profitez d’un dimanche pour vous faire une délicieuse fondue bourguignonne ! C’est festif, familial, et la viande à mijoter est pourtant bien moins chère qu’un steak. Régalez-vous d’un bon ragoût ou d’un pot-au-feu en hiver. Bien cuisiné, traditionnellement, avec des produits de qualité, c’est succulent et ça tient au corps.
En limitant la viande rouge, mais en choisissant de bons produits, bien préparés, vous en apprécierez bien mieux la consommation. Alternez avec un peu de viande blanche de qualité, des céréales complètes, des légumes, des oléagineux et du poisson.
Si vous avez la chance de vivre près d’un port, vous pourrez acheter des poissons ultra-frais moins cher. Dans une poissonnerie, vous pouvez aussi sélectionner des poissons plus accessibles : maquereaux, sardines ou merlans. Ils font d’excellents plats lorsque le poisson est très frais. Vous ferez par ailleurs ainsi le plein d’oméga 3 !
Et, comme vous mangez moins de viande – ce qui a un effet bénéfique sur votre santé, faisant baisser, notamment, les risques de cancer -, vous pouvez remplacer celle-ci par des céréales bio accompagnées de légumineuses : pois, lentilles, haricots, flageolets… Ce mélange vous apportera tout autant de protéines pour un budget moindre, et en agissant pour l’environnement !

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Règle numéro 5 : Même plus chers, les produits bio peuvent être… moins chers !
La comparaison unique du prix au kilo, entre légumes biologiques ou pas, ne rend pas justice aux premiers. Les aliments bios et locaux sont plus riches en vitamines et en oligo-éléments. Leur plus grande densité en fibres et en nutriments augmente leur effet rassasiant. Du coup, là aussi, vous mangez moins, mais mieux. Cela est vrai également pour des pâtes complètes bio à la place de vos classiques spaghetti, ou bien avec du riz brun bio.
Vous savez peut-être aussi que la peau des fruits est riche en vitamines et minéraux. Pour certains, la peau en contient 3 à 4 fois plus que la chair. Même si ce n’est pas une généralité, en enlevant la peau, vous perdez au moins 20 % des apports du fruit. Mais comment faire autrement quand ceux-ci sont couverts de pesticides ? Les rincer ne suffit pas à en nettoyer ces particules de poison. Tandis que, avec des fruits bio, brosser vos fruits sous l’eau claire est suffisant et vous pouvez profiter de tous les bienfaits du fruit.
Le prix sur l’étiquette ne fait pas tout. Les apports sont l’essence-même de votre nourriture. Pour avoir de l’énergie, ces apports sont nécessaires. Ils sont plus faibles dans des fruits et légumes importés (cueillette prématurée et longue conservation). Cumulé au manque de goût, êtes-vous bien sûr de vous y retrouver ? Puisque, à poids égal, l’aliment bio vous apporte plus, est-il réellement bien plus cher que l’aliment industriel qui est mauvais pour votre santé ?
On pourrait même pousser plus loin en se penchant sur les astuces des industriels pour vous manipuler et tromper votre métabolisme. Nous pourrions citer, parmi celles-ci, la gomme karaya (E416) ajoutée dans les plats préparés parce qu’elle gonfle dans l’estomac sans y être digérée. Ainsi, vous avez l’impression d’avoir bien mangé, ce qui n’est pas le cas ! Les effets secondaires : diarrhées, ballonnements et flatulences sont, eux, souvent bien réels…
Plutôt donc de chercher les économies dans le miroir aux alouettes de l’industrie, il peut être mieux venu de faire appel, une fois encore, au simple bon sens.
Règle numéro 6 : Achetez en gros pour acheter moins cher
Vous aurez quoi qu’il arrive à jeter un oeil aux étiquettes pour éviter les arnaques. Parfois, des vendeurs peu scrupuleux notent des mentions telles que « pack économique », lorsqu’ils veulent vous vendre des produits en plus grandes quantités plutôt qu’à l’unité, tandis que ce n’est pas le cas. Toutefois, la plupart du temps, le fait d’acheter vos aliments en gros vous permettra de faire d’alléger votre budget et de réaliser des économies, en veillant aussi à acheter des aliments qui pourront aussi se garder longtemps et que vous ne devrez pas vous dépêcher de manger de suite.
Règle numéro 7 : Achetez des fruits et légumes de saison
Les produits de saison sont, généralement, plus chers que les produits qui ne sont pas de saison. Qui plus est, ces produits sont bien souvent locaux et vous économisez le transport par avion ou par bateau impacté sur le prix d’achat final. Plutôt que d’acheter des tomates d’Espagne par exemple, faites travailler les producteurs locaux. Bien que le prix de ces derniers ait bien augmenté ces dernières années, les fruits et légumes restent, par ailleurs, les aliments les moins chers que l’on puisse acheter.
D’autres pistes pour mieux manger et maitriser votre budget
Pour baisser le coût de vos produits bio, vous pouvez sélectionner des produits sans emballages que proposent certaines enseignes spécialisées. C’est plus respectueux de l’environnement et c’est plus abordable.
Choisissez également des fruits et légumes de saison : ils sont bien moins chers et meilleurs… Des fraises en hiver élevées dans des serres en Espagne ne vaudront jamais – et loin de là – des garriguettes cueillies à maturité en mai, dans un jardin près de chez vous.
Vous pouvez aussi découvrir, ou redécouvrir, grâce au bio et à la permaculture, des légumes anciens comme le rutabaga ou le topinambour, et bien d’autres aux tarifs très accessibles. Ils apporteront de la diversité à votre table pour le plus grand bonheur de tous.
Pour les aromates, très importants dans la confection de vos plats, pourquoi ne pas les cultiver vous-même ? Même si vous n’avez pas de jardin, c’est tout à fait possible. Dans de simples pots, vous pouvez faire pousser votre propre thym, laurier, persil ou autre romarin…
En fait, au bout du compte, vous pouvez avoir une meilleure qualité de vie et économiser en choisissant de la nourriture de qualité et bio ! Le plus difficile est de changer vos habitudes de consommation et prendre plaisir à tout ce temps qui vous renouera avec les vraies valeurs de la nature. C’est comme la pratique d’un exercice physique ! Au départ, on n’a pas trop envie de se remuer et on cède à la facilité. Mais quand on se prend en main, après quelques semaines de pratique régulière, on ne peut plus s’en passer et on se demande comment on faisait avant…
Vous avez à présent toutes les clefs pour manger mieux tout en maitrisant votre budget, alors à vous de jouer !





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